
Bientôt...

Dernière modification par Istiriel (19/09/2007 18:18)
[HRP : texte d'introduction du parchemin d'invitation pour la Caravane des Vents]
Ted le Manchot repéra de suite les deux hommes encapuchonnés qui venaient d'entrer dans la taverne. Avec leur accoutrement ils pouvaient tout aussi bien être des Rôdeurs dont on parlait souvent ici avec suspicion, ou des brigands essayant vainement de passer inaperçu, ou des hommes de mains employés soit par des usuriers soit par des concurrents. L'homme n'avait pas que des amis, et il convenait de rester prudent quand de tels personnages se rapprochaient...d'autant plus qu'ils se dirigeaient à présent droit sur lui.
Celui-ci suivit aussitôt son instinct lui conseillant de se carapater vite fait avant d'en savoir plus : il avait quelques dettes et préférait ne pas apprendre à ses dépens que ces hommes le cherchaient pour ça. Il fonça droit vers l'escalier, monta les marches quatre à quatre et se précipita vers la première porte, qui heureusement n'était pas fermée. Il traversa à toute vitesse la pièce, maudissant le sort qui l'empêchait d'arrêter sa course pour s'excuser auprès de la femme tout à fait charmante, debout dans son baquet d'eau chaude, qui le couvrait de jurons tout en cherchant à attraper de quoi cacher sa nudité.
Ted ouvrit prestement la fenêtre et sauta pour se retrouver sur un parapet qu'il franchit d'une traite avec un talent que n'aurait pas dénié un équilibriste, sauta sur un toit en tuiles puis de là sur le sol. Il se releva et s'apprêtait à filer quand il réalisa que la ruelle dans laquelle il se trouvait était une impasse. Il se retourna vivement...pour se retrouver face aux deux hommes encapuchonnés.
Le manchot fit la moue, reprit contenance et épousseta ses vêtements, entamant la conversation l'air de rien : "messieurs, je crois que vous me cherchiez. C'est un plaisir de vous rencontrer...que puis-je faire pour vous ?". Ted calculait ses chances pour sortir de ce traquenard. Deux, c'était largement à sa portée s'il arrivait à les surprendre. Mais les deux acolytes paraissaient concentrés, et l'homme s'attendit au pire en voyant qu'un d'entre eux sortait quelque chose de sa manche. Cela aurait pu être une dague...c'était un simple rouleau de parchemin scellé.
Quelques heures plus tard, la missive se retrouvait dans les mains d'un Caravanier avec qui Ted était en affaire.
[HRP : texte d'introduction au parchemin d'invitation pour le Clan Brisefer]
Thràim esquissa un sourire tandis qu'à la table d'à côté fusait un grand éclat de rire. Le Nain était resté muet depuis son entrée, hormis pour commander une bière du pays, se délectant d'entendre à nouveau le rugueux parler des siens dans une grotte aménagée qui lui convenait bien mieux que les salles d'Imladris. Non pas que l'accueil là-bas fut mauvais...mais les Elfes étaient des êtres bien étranges, distants. Il était parti là-bas comme membre de la compagnie de Gloin : le vieux nain avait été envoyé pour participer à une sorte de conseil rassemblé pour discuter de choses nouvelles et graves.
Thràim ne s'y était que peu intéressé, partant aussi souvent qu'il le pouvait dans les crêtes proches des Monts Brumeux qui lui rappelait en partie sa patrie de l'Ered Luin. Il aimait crapahuter dans la neige, bien que l'activité soit éprouvante. Aussi avait-il accueilli avec enthousiasme la demande de Gloin, qui le renvoyait au Palais de Thorin remettre deux messages : un directement adressé à Dwalin de la part du seigneur d'Imladris, l'autre destiné au Clan Brisefer. Cette dernière missive était fermée avec un sceau que Thràim n'avait jamais vu mais, n'étant guère curieux de nature, il avait pris les plis sans poser de questions et s'était mis en route dès le lendemain.
A présent les deux missives avaient été remises à qui de droit et, Gloin n'ayant pas donné d'indication sur ce qui devait être fait après, Thràim profitait pleinement de la compagnie des siens. Pour l'instant il ne faisait qu'apprécier l'ambiance qui lui avait bien manquée. Mais bientôt il se joindrait aux autres et reprendrait les bonnes vieilles habitudes.
[HRP : texte d'introducion au parchemin d'invitation pour la Guilde des Semi-Hommes]
Aldo Quatrefoins sifflotait en marchant d'un bon pas. Enfin d'un pas aussi bon que le permettait son ventre rempli de toutes ces bonnes choses qu'il avait mangées chez Prune Fierpied, la tante de Folco Mainverte qui se trouvait être cousin par alliance d'un des frères de la mère d'Aldo. Le seul élément désagréable de ce succulent repas avait été l'inévitable reproche quant à ce moule à tarte qui aurait été sournoisement dérobé par la grand-mère d'Aldo lors de son mariage. Hors tout le monde savait, du moins chez les Quatrefoins, que ce moule à tarte avait été donné comme cadeau de mariage par l'oncle de Prune Fierpied et que les récriminations de ses héritiers depuis maintenant deux générations étaient tout à fait injustifiées.
Aldo était postier depuis quelques semaines déjà, et il aurait volontiers apprécié ce travail s'il ne l'obligeait à écourter de significative façon tant sa grasse matinée que sa sieste. Comble du malheur, il lui arrivait d'être obligé de prendre son goûter sur le pouce, en marchant, pour ne pas être en retard dans sa tournée. Que cela soit dû au fait qu'il prenait deux bonnes heures (sans compter la sieste digestive) pour son repas de midi ne lui était semble-t-il jamais venu à l'esprit.
Le brave Hobbit entamait sa tournée de l'après-midi avec moins de deux heures de retard. Cette situation tout à fait exceptionnelle n'était pas tant due à l'ergottage de tante Fierpied qu'au fait que la prochaine missive devait être délivrée à la Guilde des Semi-Hommes. Le parchemin venait de l'extérieur, car jamais la Comté n'avait produit de filigrane aussi fin et le sceau n'était connu de personne ici. Certains racontaient que ce devait donc être affaire de magicien, ou de nains. La dernière hypothèse avait les faveurs, car il se murmurait que le chef de cette guilde était un nain.
Aldo n'accordait pas le moindre crédit à ce genre de racontars : encore une divagation de Ted Rouquin. Si un nain dirigeait une guilde dans la Comté, ça se saurait. C'était sans doute un Hobbit plus grand que la moyenne, peut-être un Brandebouc. Quoiqu'il en soit, il y avait des Grandes Gens, et aussi des Nains au sein de cette compagnie, et il semblait que cette étrange habitude de voir des étrangers se mêler de tout devienne courante, en bien ou en mal.
Le postier Quatrefoins arriva en vue des quartiers de la Guilde des Semi-Hommes, tenta d'apercevoir un Humain et prit ses jambes à son cou quand il en vit un qui sortait du smial. Il eut cependant la présence d'esprit de s'arrêter quelques secondes pour déposer la missive dans la boîte aux lettres avant de filer à toute allure vers Grand'Cave.
Dernière modification par Istiriel (25/09/2007 23:42)
[Texte d'introduction au parchemin d'invitation pour la Compagnie du Roseau Blanc]
Aldo Quatrefoins sifflotait tout en remontant le chemin de terre qui menait à l'auberge de l'Oiseau et du Nourrisson. Il était devenu postier depuis quelques semaines déjà, et ses connaissances auraient sans doute été surprises de le voir ainsi heureux en travaillant.
Le brave hobbit était en effet plus connu pour rôder dans les cuisines pendant la préparation et la cuisson des tourtes - dont certaines disparaissaient fort mystérieusement - que pour fournir un quelconque labeur. Il lui arrivait de rester introuvable de longues heures au moment où les bonnes volontés et les bras de chacun trouvaient à se rendre utiles.
Aldo prétextait alors être parti voir un parent éloigné. Mais personne n'était dupe, se doutant bien que le parent éloigné en question était le tronc noueux d'un vieux chêne dans les champs des Boguese, tronc contre lequel il était fort agréable de s'adosser pour une sieste. Le hobbit prétendant voyagé beaucoup, sa famille avait décidé de l'intégrer au service des postes, en espérant qu'il y perdrait l'énorme poil qui se lovait au creux de sa paume.
Mais si Aldo sifflotait gaiement présentement, ce n'était point dû à une quelconque satisfaction liée au travail, mais parce que Coralie Bolger l'avait gentiment embrassé sur la joue alors qu'il reprenait la route après s'être arrêté pour prendre une collation chez elle.
Ce baiser des plus tendre et des plus doux l'avait transporté dans un autre monde où il gambadait béatement. Il ne songeait même plus à la missive qu'il devait transmettre, missive au filigrane particulier et au sceau inconnu qu'il avait déjà vus par deux fois cette semaine.
Il n'avait plus la moindre interrogation non plus sur les destinataires de la missive : une compagnie qui s'était établie dans la région de Grand Cave et qui accueillait en son sein des gens venant d'en-dehors de la Comté. Il était beaucoup question de ça ici, et le maire Piedblanc était dépassé par les protestations écrites et orales qui arrivaient de toutes parts. Car il était évident que les Grandes Gens étaient de mauvaises personnes, qu'ils faisaient pourrir les plants à peine sortis de terre, qu'ils rendaient les animaux malades et qu'ils faisaient tourner les tourtes.
Les protestataires à qui on faisait remarquer que cultures et élevages se portaient bien rétorquaient que mieux valait prévenir que guérir, et qu'il fallait mettre toutes ces Grandes Gens dehors avant qu'il ne se produise des histoires comme celles qu'on racontait sur ce Bilbon Sacquet.
Aldo Quatrefoins quant à lui se moquait présentement de tout ceci, ne réalisant même pas le potentiel de rumeurs et d'intérêts qu'il susciterait en faisant simplement mention de cette lettre et des deux autres. Il entra dans l'auberge avec un grand sourire et l'air ailleurs, posa la lettre sur le comptoir à l'intention de Carlo Noirbosquet qui saurait faire suivre à qui de droit, et sortit, toujours sifflotant.
Il ne s'était même pas arrêté pour commander à boire.
[HRP : texte d'introduction au parchemin d'invitation pour l'Herbe aux Pieds]
L’heure était déjà bien avancée et Aldo Quatrefoins voyait les lumières apparaître aux fenêtres des smials avec un soupir : la nuit tombait, les tavernes n’allaient pas tarder à faire salle comble et il n’en avait toujours pas fini avec sa tournée postale du jour. Le responsable du bureau de poste l’avait pourtant bien averti qu’il ne devait pas s’attarder à papoter ou boire un verre avec les destinataires des lettres, au risque de voir sa sacoche encore à moitié pleine à une heure où tout bon hobbit qui se respecte aurait définitivement abandonné toute idée de labeur (Pour ceux du moins qui aurait vu cette idée s’installer dans leur esprit au cours de la journée).
Le brave Aldo s’était arrêté souvent et longtemps, profitant au passage d’une tourte fraîchement cuite, d’une bonne bolée, de quelques rumeurs croustillantes ou même d’une bonne sieste. Heureusement pour lui, il avait à présent presque fini sa tournée, et le fait que le destinataire de la dernière lettre dont il disposait se trouve dans les environs de l’Auberge du Dragon Vert n’était pas pour lui déplaire.
La lettre l’intriguait : le papier – ou était-ce un parchemin ? – avait une texture fine qui laissait deviner son origine externe à la Comté. On voyait de plus en plus de Grandes Gens rôder dans le coin, et Aldo n’aurait su dire si c’était en bien ou en mal…mais il était certain que cette étrange missive procédait du même remue-ménage. Le fait qu’elle soit adressée aux représentants de l’Herbe aux Pieds n’était pas anodin : les Hobbits de cette confrérie étaient pour le moins étranges, à parfois s’aventurer au-delà du Pays de Bouc.
Certains disaient qu’il devait forcément y avoir un Touque à la tête de tout ceci, mais personne n’en savait rien. Au plus grand plaisir des colporteurs de rumeurs en tout genre. Ted Rouquin racontait même que l’Herbe aux Pieds menait des expéditions nocturnes pour voler des brebis et les apporter à un grand arbre qui marche. Ce à quoi n’importe quel hobbit censé rétorquait que les arbres qui marchent n’existent pas et que même si cela avait été le cas ils auraient été bien en peine de savoir quoi faire d’une brebis. De toute façon, personne ne croyait vraiment Ted Rouquin.
Aldo Quatrefoins arriva au trou de l’Herbe aux Pieds et déposa la missive cachetée, avant de filer à l’Auberge du Dragon Vert pour siffler quelques bières et faire part de ses impressions sur cette bien étrange lettre.
[HRP : texte d'introduction du parchemin d'invitation pour Arnoediad]
"Peu se souviennent des Messagers, et peu connaissent l'ordre d'Arnoediad. La rencontre des deux était improbable...et pourtant. Vous la trouverez dans le verger en haut de cette colline. Elle aime à s'y rendre."
Le Seigneur Elrond avait terminé son discours par ces phrases énigmatiques avant de remettre à l'Elfe un pli à transmettre. La Dernière Maison Simple, sous ses dehors tranquilles, ne demeurait jamais passive, et l'époque récente avait vu son activité redoubler : il ne se passait presque plus un jour sans qu'un émissaire arrive ou reparte, apportant des nouvelles de contrées parfois très lointaines.
Il en arrivait de partout : un homme était venu du Gondor et son voyage, au cours duquel il avait perdu son cheval en franchissant le gué de Tharbad, avait duré plusieurs mois. Des Elfes s'étaient déplacés depuis Vert-Bois-le-Grand, accompagnant le fils de Thranduil. Même des Nains s'étaient présentés, et les frictions n'étaient pas rares entre ces deux groupes au sujet d'un malheureux incident remontant à plusieurs décennies. Il se murmurait que des gens de la Lorien étaient présents, ainsi que des sages venus de Mithlond. Sans compter ce vieux magicien qui passait de temps à autres, les groupes de Rôdeurs qui faisaient halte pour prendre du repos en même temps que leurs directives, et cet étonnant Hobbit qui appartenait à un peuple situé plus à l'ouest et que les Elfes ne connaissaient que peu.
Le seigneur Elrond s'informait de tout, réunissant de nombreux conseils, prenant les avis...et il était certain que bien des choses pour l'avenir de la Terre du Milieu se décidaient en ce moment à Imladris. Peu d'éléments transparaissaient, car rien n'était certain et, si les doutes étaient justifiés, personne ne savait exactement de quoi il en retournait. La menace était diffuse.
Une nouvelle était parvenue d'un ancien port sur la côte de Belegaer, et le maître de Fondcombe tenait à ce qu'Arnoediad - et d'autres - en soit informés. L'Elfe se dépêcha donc de rejoindre le verger, où il espérait trouver Dame Lohiel. Il ne savait rien de toute cete affaire, ne connaissant même pas la nature de la nouvelle et de la missive. Il se contenterait de transmettre le parchemin à Dame Lohiel ou, si elle n'était pas là, à un membre d'Arnoediad.
[HRP : texte d'introduction au parchemin d'invitation pour les Elfes des Rivages Gris]
Le vaisseau s'était profilé à l'horizon quelques heures plus tôt, déviant sa course pour se diriger droit sur Edhellond où il avait à présent aponté. C'était un navire marchand de tonnage moyen, et il était surprenant qu'il s'arrête ici : la cité elfique n'avait depuis longtemps plus l'activité qui avait été la sienne lors des temps anciens.
Les voies commerciales prenaient plus volontiers Dol Amroth comme port d'escale : les infrastructures y étaient plus importantes et les débouchés plus nombreux avec la région très peuplée de Dor-en-Ernil. Edhellond était une cité du souvenir, installé dans ce temps particulier des Elfes dont la perception échappe aux Humains.
Le capitaine n'avait pas de marchandises à décharger, et il était assez pressé de reprendre sa route car il souhaitait rejoindre Pelargir au plus tôt : la menace toujours présente d'une attaque des corsaires d'Umbar l'inquiétait. Mais il avait un message à transmettre ici pour les Elfes des Rivages Gris.
Le message lui avait été remis en pleine mer à la suite d'une manoeuvre d'abordage des plus insouciantes de la part d'un navire battant pavillon d'un cerf d'argent sur fond d'azur. La manoeuvre s'était faite au large de l'embouchure de la Gwathló, et le capitaine avait reconnu parmi l'équipage un jeune noble dont les frasques étaient connues de tout Dol Amroth.
Le jeune homme avait remis deux missives cachetées, une pour le Prince de Dol Amroth et une pour les Elfes des Rivages Gris. Le capitaine ne connaissait pas le contenu des deux plis, mais il estimait que puisque le Prince Imrahil faisait partie des destinataires l'affaire devait être d'importance et qu'il valait mieux ne pas se dérober. Il se dépêcha donc de trouver quelqu'un à qui donner la seconde missive et apareilla dans la foulée pour rejoindre Dol Amroth et livrer la première.
[HRP : texte d'introduction du parchemin d'invitation, commun à la Garde d'Annúminas et aux Libres Compagnies de Fornost]
Le cavalier arrêta sa course, posté au sommet d'une colline. Aucun feu ne le laissait présager, mais il savait qu'il trouverait un peu plus loin dans une combe un camp de Rôdeurs chargés de surveiller les mouvements dans la région. Il s'y arrêterait pour prendre un peu de repos avant de poursuivre sa route vers l'ouest.
Toute la région était désolée, et les reliquats du grand royaume d'Arnor ne subsistaient plus que dans quelques ruines et de nombreux récits transmis de père en fils. Fornost Erain, Annúminas...tout au plus des vestiges battus par les vents et habités par les loups. La situation s'était agravée même, car les pans de mur abritaient depuis peu toutes sortes de créatures mauvaises qui paraissaient s'être entendues pour manigancer quelque méchant coup.
Le vieil homme poussa sa monture en la faisant cette fois avancer au pas. Inutile de débarquer comme une furie dans les environs du camp, et de toute façon la jument alezan avait aussi besoin de récupérer aprés une si longue chevauchée. Le cavalier ne croyait plus à cet espoir de voir renaître un jour l'Arnor de ses cendres : il laissait ça aux jeunes Dunedain, préférant hausser les épaules que leur dire ce qu'il en pensait pour ne pas entamer leurs illusions. A vrai dire, plus les années passaient et plus le vieil homme peinait à croire qu'en ces lieux c'était un jour dressé un grand royaume.
Il y en avait pourtant qui croyait encore tant à ces histoires du temps jadis qu'à un espoir de temps futur. Et par une curieuse fanfaronnade du sort, c'était auprès d'eux que le cavalier avait été envoyé pour délivrer un message. Des gens veillaient toujours sur ces ruines en attendant de les voir rebâties. Capitale de l'Arnor, capitale de l'Arthedain...toutes deux cités oubliées et protégées pourtant chacune par des ombres déterminées.
Le campement ne devait plus être très loin à présent. Le vieil homme dormirait un peu puis rejoindrait les anciennes capitales. Il savait pouvoir trouver dans les environs de Fornost une de ces ombres vigilantes. Il lui remettrait le message scellé qu'il devait transmettre. Il poursuivrait son voyage sans attendre la réponse car il devait ensuite rejoindre les environs d'Annúminas.
Il ne savait pas ce que contenait la missive, et ne s'y intéressait guère. La vieillesse l'avait peut-être rendu blasé. Quoiqu'il en soit, une fois la missive remise, l'affaire ne dépendait plus de lui.
Dernière modification par Argalad (25/09/2007 23:52)
[HRP : texte d'introduction du parchemin d'invitation pour Itila Cala]
Le soleil courait sur la lande vers sa disparition inéluctable. Un léger vent couchait l'herbe en une dernière révérence. Le crépuscule finissant donnait au paysage une allure fantomatique avec les silhouettes noires d'arbres isolés se découpant sur l'horizon rouge sang. Dans ce décor hébété un cavalier galopait à bride abattue. Le choc sourd des sabots sur la terre créait un martèlement inquiétant.
La lumière du jour était sur le point de s'éteindre. La lumière des étoiles prendrait le relais. Mais c'est une autre lumière que cherchait le cavalier fourbu. Une lumière qui ne s'éclipse pas et qui pourtant demeure cachée. Il devait trouver un homme portant un médaillon particulier, et lui remettre une missive.
Itila Cala...la guilde avait en commun avec les Messagers du Lond Daer d'avoir été créée conjointement par Elfes et Dunedain du temps où Númenor existait encore. Le cavalier ne savait pas si le chemin des deux guildes s'étaient croisées par le passé, il savait que c'était une possibilité aujourd'hui. Une possibilité qui dépendait en partie de lui à présent.
Il avait un message à transmettre, message dont il ne connaissait pas le contenu. Si l'homme au médaillon le questionnait, il ne saurait que lui répondre : tout était dans la missive, et le cavalier n'avait d'autre rôle que de la transmettre. Puis de partir aussitôt : il avait d'autre missives à transmettre, rapidement.
Trouver l'homme au médaillon. Lui remettre la missive. Et repartir ensuite, laissant l'histoire suivre son cours
[HRP : parchemin d'invitation commun à toutes les guildes contactées.]


[HRP : texte d'ambiance transitoire avant la réunion du 10 octobre...commun à toutes les guildes, avec lien vers ce forum]
Ferahil sortit de sa cabine en s'étirant, contraint à plisser les yeux à peine la porte franchie : le soleil était déjà bien haut et les marins s'activaient depuis plusieurs heures à finir d'apprêter le navire pour le voyage vers Duillond. Le capitaine bâilla à s'en décrocher la mâchoire et se gratta le torse, laissé largement visible par une chemise boutonnée à moitié.
L'activité bruissante et la population insouciante de Dol Amroth lui manquaient : non pas que les Elfes ici étaient de compagnie désagréable, mais ils avaient toujours cet air grave et sérieux, comme s'ils étaient sans cesse sur le point de prendre d'importantes décisions. Ils avaient de l'humour pourtant : Ferahil avait plusieurs fois deviné de légers sourires jusque sur les lèvres même de l'imperturbable Hríviel ou du mélancolique Saelion...mais c'était pour le moins un humour hors de sa portée, trop fin pour trouver grâce auprès d'un homme habitué aux plaisanteries flagrantes portées par une voix forte et joviale.


[HRP - musique d'accompagnement : What shall we die for ? (Hans Zimmer / BO Pirates des Carraïbes)]

Dernière modification par Saelion (11/10/2007 01:29)
Istiriel saisit un autre parchemin et entreprit de réécrire le compte-rendu de la réunion avec les émissaires des différentes guildes. Cela faisait déjà la troisième fois qu'elle recommençait.
"Soyez plus concise."
Hriviel, la Responsable de l'Etude, ne goûtait pas les longues descriptions imagées auxquelles se laissait volontiers aller la Nando, qui pensait plus à rendre compte du miroitement de l'eau, de la magnificence des statues et des belles tenues des émissaires que de la teneur des discussions. Istiriel abandonna à regret ses digressions et se concentra sur le coeur du sujet, s'astreignant à n'employer ni adverbes ni adjectifs superflus afin de ne pas surcharger le texte. Elle décida aussi d'abandonner les subordonnées, qui avaient tendance chez elle à partir dans des considérations n'ayant au final rien à voir avec le début de la phrase.
Istiriel relut le compte-rendu en soupirant. Tout cela manquait désespérément de poésie. Ceux restés à Lond Daer devront décider de la marche à suivre à partir d'un document aussi concis. La Nando se doutait cependant que ce message servait juste à informer, Hríviel ayant probablement toute lattitude pour décider de ce qui devait se passer ensuite...
[HRP : compte-rendu interne à la guilde. Des Messagers vont prendre contact dans la semaine avec les différentes guildes qui sont venues.]